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LES CARREAUX, EN DEHORS DES CASES

S’il est une pièce de votre dressing qui relève de ce que l’on pourrait appeler un mythe, nul doute que la chemise à carreaux en est l’incarnation.

Outre le cliché du bûcheron Nord-Américain auquel ils peuvent nous renvoyer, les carreaux transportent avec eux bien plus d’une histoire…
S’interroger sur leur présence quotidienne, revient à nous pencher sur leur cheminement, afin de prendre conscience de ce qu’ils disent de vous.

Hugh Jackman (X-mens origins)

ORIGINE

La chemise à carreau trouve ses racines dans une certaine étoffe de laine nommé

« Tartan ».

Même si les sources divergent sur ses premières apparitions des centaines d’années avant l’an 0, il est possible d’affirmer que ce motif aux lignes horizontales et verticales qui s’entrecroisent, est une toile typique des peuples celtes.

Cependant, c’est au milieu du XVIIIème siècle que le Tartan prend une toute autre dimension.

En Écosse, cette toile unique à chaque famille, désigne l’appartenance à un clan.

Nous sommes en 1746, pendant la dernière des rebellions Jacobite visant la restauration du trône d’Écosse et d’Angleterre au profit de leurs héritiers, la lignée des Stuarts.

Rébellion qui se soldera par un échec des jacobites face aux fusiliers de la famille royale britannique.

En découlera une intense pression contre les traditions des Highlands, comme celle de la cornemuse.

Mais également contre ces familles formées en clans.

Ainsi le port du Tartan, qui deviendra interdit dès 1747 car symbole d’opposition à l’Angleterre, sera désormais synonyme d’indépendance, d’opposition, de résistance.

DÉMOCRATISATION

Dès 1850, en pleine révolution industrielle, suite aux vagues migratoires en provenance du Royaume-Uni qu’ont connus les États-Unis dans les décennies précédentes, la chemise à carreaux devient un produit de consommation populaire de cette nouvelle aire commerciale et industrielle.

Notamment grâce à l’entreprise Woolrich fondée en 1830, du nom de son fondateur, immigré anglais et fils de cardeur de laine.

APPROPRIATION

Punks londoniens

Mais c’est bel et bien en Angleterre dans les années 70 que cette toile ré-embrassera ses origines irrévérencieuses, voir contestatrices.

Avec l’émergence du mouvement Punk, le carreau se verra approprié  par  une  jeunesse  prônant  le « No Future », à l’esthétique radicale et non- conforme, qui inspirera les créateurs du moment.

Vivienne Westwood dans les années 70

Plus tard, à la fin des années 80, c’est le mouvement Grunge qui émerge dans la région de Seattle aux États-Unis.

Une véritable contre-culture, initiée par une jeunesse angoissée, qui exprime ses maux dans une société qu’elle estime trop individualiste et matérialiste.

Ici encore, ce sont les leaders de ce mouvement qui s’approprieront le carreau, l’exemple par excellence étant celui de Kurt Cobain, leader du groupe Nirvana.

De plus, il va de soi que les carreaux sous toutes leurs formes sont visibles sur les podiums de nombreuses et prestigieuses maisons depuis plus de 25 ans.

Vivienne Westwood 1993 – Alexander McQueen 2006 – Yves Saint Laurent 2013 -Versace 2018

Alors, qu’ils soient petits ou grands, colorés ou noirs et blanc, en damier, façon Prince de Galles ou Tartan, le carreau est plus que jamais un indémodable, mais plus encore, il est porteur de profondes valeurs, et fruit d’une histoire riche qui se réinvente en permanence.

Ainsi, les Boutiques Seven’s vous proposent une sélection de nos plus belles pièces à carreaux pour cet hiver, disponibles en boutiques comme en ligne !

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